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Installer Linux à côté de Windows (3ème épisode)
Article mis en ligne le 5 août 2018
dernière modification le 7 août 2018

par Laurent Bloch
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Licence : CC by-nd

Cet article est la suite d’aventures commencées ici et .

Un de mes amis avait installé, sur son ordinateur acheté avec Windows, Ubuntu en double boot, ce qui est raisonnable parce qu’il n’y a aucune raison de détruire un système Windows que l’on a acheté, et que les démarches pour se le faire rembourser ont un résultat aléatoire, situation encore aggravée par les dispositions de la loi Consommation votée à l’initiative de Benoît Hamon (rejet du projet d’amendement présenté par l’Association francophone des utilisateurs de logiciels libres, AFUL).

La cohabitation de ces deux systèmes était paisible, jusqu’au jour où les manœuvres de téléchargement d’un document PDF de déclaration fiscale de revenus agricoles ont déclenché une catastrophe mystérieuse mais radicale : impossible de lancer Ubuntu (Windows continuait à fonctionner normalement).

Je suis venu au chevet de cet ordinateur avec quelques clés USB chargées de quelques outils de base. Au démarrage de l’appareil apparaissait l’écran bleu du bootloader graphique de Windows avec deux icônes cliquables, l’une proposant Windows 10, l’autre Ubuntu 12.04. Choisir l’icône Windows 10 déclenchait bien le démarrage normal de celui-ci, choisir l’icône Ubuntu mettait la machine en arrêt. Je n’avais jamais vue cette mire de Windows Bootloader, réputé ne pas être capable de lancer Linux.

Précision : il s’agit d’une carte mère pas très récente, avec un BIOS à l’ancienne, pas trace d’UEFI ni de Secure Boot ni de Globally Unique IDentifier Partition Table (GPT). Quatre partitions physiques, le reste en partitions virtuelles.

En lançant gparted depuis une clé USB chargée avec Ubuntu, j’ai examiné les partitions du disque dur et constaté que celles qui étaient censées contenir Ubuntu étaient marquées de type NTFS, le système de fichiers de Windows ; il était bien sûr impossible de lancer Ubuntu avec un tel type de partition. Rétrospectivement, je me dis que j’aurais pu les rebaptiser en ext4, leur type d’origine, et que cela aurait peut-être suffi à rétablir la situation. Sur le moment je n’y ai pas pensé, et j’ai entrepris de réinstaller Ubuntu à partir de zéro.

Tentative avec Ubuntu 18.04 : l’installation commence normalement, mais semble se perdre dans les sables. Aucun résultat utilisable.

Tentative avec Ubuntu 16.04 : l’installation se déroule normalement, avec création du système, noyau Linux de la génération 4.10, tout se passe bien, mais c’est toujours la mire de Windows Bootloader qui apparaît, impossible de lancer Ubuntu.

Cette fois c’est de boot-repair que vint le salut. J’ai lancé ce logiciel de réparation du démarrage depuis une clé USB, par bonheur il a reconnu la souris et le clavier de l’ordinateur, ce qui m’a permis de lancer dans une fenêtre de terminal les lignes de commande pour le moins cryptiques qu’il m’indiquait. La procédure a comporté l’installation d’un noyau Linux plus ancien, de génération 4.4. Et là, miracle, c’est le menu de GRUB qui s’affiche au démarrage, et en choisissant l’entrée Advanced options for Ubuntu le noyau 4.4 démarre correctement, ainsi d’ailleurs que Windows. Le noyau 4.10 refuse toujours de démarrer.

Après lancement du système, mise à jour générale :

sudo apt-get update ; sudo apt-get dist-upgrade

qui comporte notamment l’installation d’un noyau récent (4.15), qui démarre correctement lui aussi, je suppose que grub-install a réparé la configuration (je n’ai pas essayé le 4.10).

Quelle était la cause de la panne initiale ? Parmi les suspects habituels, les mises à jour automatiques de Windows, les virus PDF, le passage à systemd... Mais là il y avait clairement une corruption du système de fichiers. Mystère...

L’interface proposée est celle d’Ubuntu standard, pas terrible à mon avis. Je préfère Cinnamon, qui s’installe ainsi :

sudo apt-get install cinnamon

et ensuite au démarrage, sur la page qui demande le mot de passe, en cliquant sur la pastille blanche à côté du nom de l’utilisateur, on a la possibilité de choisir son environnement de bureau. Ouf !


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